Institution Notre Dame

Etablissement catholique d’enseignement ouvert à tous

Exposition "Traces"

Dans le cadre du cours d’Arts Plastiques, une sortie scolaire a été organisée pour les élèves de la spécialité et de l’option facultative Arts en classe de seconde, de première et de terminale toutes séries confondues.

Les lycéens ont ainsi pu découvrir le ressenti d'Alain FOURNIER qui se revendique de trois mouvements artistiques [l'Arte Povera, l'Art Minimal et Support(s)-Surface(s)]. Cet artiste utilise un matériau récurrent dans sa démarche : le jet de saule, un arbre dont il explore les qualités plastiques et culturelles, qui revient comme un leitmotiv exclusif et répétitif. C'est le référent qui revient invariablement dans son travail un peu comme s’il s’agissait pour lui de trouver avec le minimum de moyens le maximum d'expression.

Tel un apprenti sorcier, il mélange réalité et imaginaire, s'amuse avec la Nature pour créer des formes surprenantes. Il nous offre une démarche basée sur le renouvellement de la Nature par l'utilisation poétique du réel à travers le dessin, la sculpture et l'installation. Car, la Nature est devenue un laboratoire qu'il s'est approprié.

A travers cette exposition, l'artiste nous a appris que Nature et Culture sont étroitement liés et fusionnent car, il travaille en harmonie et en symbiose avec elle. Ainsi, ses œuvres interrogent les différents états de la matière : poudre de différents états du saule, jus d'écorce d'osier, copeaux d'osier, chatons mâle ou femelle éclos ou non, chatons verdâtres ou argentés semblables à des petites boules de coton duveteuses, poudre de charbon de bois d'osier. Il questionne donc le naturel et l'artificiel : deux notions paradoxales.

L'exposition « Traces » nous a montré que l'artiste retournait à l'essentiel et se tournait vers la seule chose qui comptait pour lui : la Nature. Selon lui, les éléments naturels sont les plus beaux et l'art a pour mission de révéler le monde sensible. Il travaille ainsi sur la transformation de la nature végétale en tant que matière vivante et matière première de l’œuvre.

Pascaline FARESSE, professeur d'Arts Plastiques

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