Institution Notre Dame

Etablissement catholique d’enseignement ouvert à tous

Aux extrémités de notre univers

Musée des Beaux-Arts de VALENCE

Exposition temporaire "Aux extrémités de notre univers" Gerda STEINER & Jörg LENZLINGER 

Dans le cadre du cours d’Arts Plastiques, une sortie scolaire a été organisée pour les lycéens de l'enseignement de spécialité Arts Plastiques en classe de T*L3.

L'exposition en question s'est inscrite en lien directe avec l'un des trois thèmes de leur programme : collaboration et co-création (duos, groupes, collectifs en Arts Plastiques du début des années 60 à nos jours). La visée globale du programme interroge en fait ce qu'est faire œuvre, en l'occurrence ici, ce qu'est faire œuvre à plusieurs parce que cela conduit forcément à repenser le processus de création, le statut de l’œuvre comme celui de l'auteur.

Cette rétrospective de près de vingt-cinq ans de travail s’est offert aux lycéens comme un immense labyrinthe immersif et évolutif orchestré par ce duo d'artistes suisses qui développent des projets in situ, évolutifs et foisonnants à mi-chemin entre le biologique et l'artificiel. L'exposition, qui réunissait plus de 70 œuvres, présentait une biodiversité mêlant le naturel et l’artificiel, entre fleurs, branches, déchets plastiques et produits manufacturés. Ce fut en tout cas l’univers artistique, coloré et onirique, délirant et féerique de Gerda STEINER & Jörg LENZLINGER, un jardin tentaculaire surprenant et une sorte d'écosystème étonnant.

Pour chaque exposition, ce duo adapte ses installations aux spécificités du lieu. Ils mènent ainsi une réflexion sur le concept de fertilité, de croissance et de métamorphose qui évoque l'énergie première dont toute forme de vie découle. LENZLINGER s'est d'ailleurs spécialisé dans l'expérimentation de l'urée industrielle pour réaliser des stalactites multicolores et des paysages de cristal. Ce sont des cristaux d'urée colorés qui envahissent et prolifèrent progressivement dans des univers hybrides qui se déploient alors dans tout le musée. Ils poussent et grandissent au fil du temps créant ainsi des œuvres évolutives.

Les lycéens ont pu se rendre compte en quoi le travail collaboratif pouvait dépasser le périmètre du monde de l'art. Faut-il à la fois parler d'association et d'individualisme dans ces pratiques collaboratives ? Quelles relations peuvent entretenir ces entités doubles ? Peut-on se nourrir mutuellement, symbiose ou complémentarité ? Le fait qu'un "nous" énonce une œuvre pose-t-il problème ?

Pascaline FARESSE, professeure d'Arts Plastiques

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